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Réalisation d’infrastructures par le PRISE dans le Centre-Nord : “C’est de la qualité et cela donne envie de travailler” (Médecin-chef du district de Boussouma) 

Le Programme de réalisation des infrastructures socio-économiques (PRISE) fait parler de lui à Boussouma, dans la province du Sanmatenga. Il a permis la réalisation d’infrastructures sanitaires. Notamment à Singué, village situé à une quarantaine de kilomètres de Kaya, la capitale du Centre-Nord. Ici, un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) a été inauguré le 11 janvier dernier. L’infrastructure constitue un ouf de soulagement pour les populations qui devaient, jusque-là, parcourir une dizaine de kilomètres pour accéder à un centre de santé. Les agents de santé de la localité apprécient également cette réalisation. A l’image du médecin-chef du district sanitaire de Boussouma, Dr Wendkouni Denise Moyenga. Ce médecin estime que la qualité de l’infrastructure constitue une source de motivation dans le travail des agents de santé.  

Le CSPS de Singué est composé, entre autres, d’un dispensaire, d’une maternité et de logements pour le personnel soignant. Mais également d’un dépôt pharmaceutique, une fontaine alimentée par un château d’eau, un système solaire photovoltaïque.  

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Il est équipé et fonctionnel depuis le 11 janvier 2024.

“Nous avons été édifiés par l’exécution des travaux. Le jour de l’installation des agents, nous avons fait le tour des bâtiments et visité le matériel. C’est un bon cadre. Cela donne envie de travailler”, déclare Dr Wendkouni Denise Moyenga.  

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Elle ne tarit pas d’éloges concernant les infrastructures du PRISE. “Nous sommes très satisfaits parce que je sais que là où le PRISE passe, on sait que c’est un travail de qualité qui est mené, contrairement à d’autres réalisations qu’on voit sur le terrain. On ne peut que les encourager. Lorsque la réalisation des infrastructures sanitaires est faite avec de l’art, cela donne envie de travailler, ça donne envie de fréquenter le centre de santé”, affirme-t-elle.  

Et elle ajoute que cela contribue à atteindre l’objectif du ministère de la Santé qui est de fournir des soins de qualité et de proximité à la population. 

Elle apprécie aussi la méthode de travail du PRISE. Notamment le service de suivi-contrôle car, dit-elle, construire des infrastructures et poursuivre le suivi, même après la réception officielle, il n’y a rien de tel. 

Dr Wendkouni Denise Moyenga a cependant des doléances. 

Elle plaide pour la réfection de certains CSPS de sa zone dont les murs sont fissurés. 

“Vu l’ancienneté des bâtiments, certains n’arrivent plus à tenir. On se demande même si à la saison de pluie prochaine, ces bâtiments seront toujours en bon état. Dans certains CSPS, des bâtiments nécessitent d’être reconstruits. Pour d’autres, il faut des réfections”, indique-t-elle. C’est le cas, dit-elle, du CSPS de Pissiga dans le département de Ziga. 

Elle préconise de faire le point de la situation, l’état des lieux des bâtiments, photos à l’appui afin de permettre à la hiérarchie de prendre des décisions rapides et venir ainsi en aide aux agents de santé ainsi qu’aux populations. Elle nous présente d’ailleurs des photos prises à l’aide d’un téléphone, concernant notamment des bâtiments délabrés qui nécessitent réhabilitation à certains endroits. A certains niveaux, la construction de nouveaux bâtiments est nécessaire. Et il importe de le faire sans tarder.

“Si tous les CSPS qui sont dans des difficultés pareilles peuvent être réhabilités, il y aura une meilleure fréquentation de ce centre de santé ”, préconise-t-elle.  

Actions de grâce à Singué 

Si à Pissiga, les habitants doivent attendre que les doléances du chef de district aient une réponse favorable, à Singué, les populations profitent de leurs nouvelles infrastructures.  

@LK

Pascal Dakissaga est le major du CSPS de Singué, localité située à 40 km de Kaya, dans le Sanmatenga. Selon cet infirmier, le CSPS a les capacités requises pour répondre au besoin des populations.  

“Ce centre de santé a une bonne capacité d’accueil. Nous avons une population de plus de 2 500 personnes, et nous avons du matériel qui nous permet de prendre en charge les malades”, affirme-t-il.  

Il apprécie également la qualité du matériel de travail. “Nous sommes très fiers parce que le matériel de travail que nous avons reçu ici nous permet de dire que ce CSPS est comparable à un Centre médical (CM). Franchement, c’est très bien, parce qu’on a eu du matériel vraiment de pointe”, se réjouit-il.

Pascal Dakissaga

Même son de cloche du côté de certains habitants que nous avons trouvés sur place. 

“Ce CSPS nous aide beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin d’aller à Korsimoro pour nous soigner. Vous voyez ces dames assises? C’est parce qu’une femme en travail est actuellement prise en charge ici. Avant, il fallait d’abord se rendre à Korsimoro pour chercher de l’essence pour une ou deux motos afin de la transporter dans un centre de santé. La construction de ce CSPS a raccourci notre chemin. Ce CSPS nous rend donc beaucoup service”, déclare Pogsada Sawadogo, membre du comité villageois de développement (CVD) de Singué. 

Selon Souleymane Sawadogo, un autre habitant de Singué, il s’agit de la meilleure infrastructure sanitaire de la zone. 

Avant la construction de ce CSPS, les populations parcouraient une dizaine de kilomètres pour rejoindre le centre de santé le plus proche.  

“Ce CSPS est d’une importance capitale pour nous parce qu’aujourd’hui, les femmes peuvent donner vie ici; nous pouvons bénéficier de soins de santé sur place. En saison de pluie, il n’était pas possible d’accéder à un centre de santé. Plusieurs femmes ont accouché à domicile à cause de cela. Non seulement le terrain est glissant, mais il est difficile de franchir le bas-fond. Plusieurs dames ont donné vie dans le bas-fond parce qu’elles n’ont pas pu le traverser. Nous avons beaucoup souffert dans cette situation. Le CSPS constitue aujourd’hui un soulagement”, se réjouit Talato Ouédraogo. 

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Les habitants de Singué, tout comme les responsables de ce CSPS, ont cependant une doléance. En effet, le CSPS est susceptible d’être inondé du fait du ruissellement d’eau qui traverse la cour. Cela a été constaté lors des premières pluies cette année. Ce jour-là, nous dit Pascal Dakissaga, l’accès au centre de santé a été difficile.  

“L’eau a failli nous envahir”, relate-t-il. Il plaide ainsi pour que des canalisations d’eau soient creusées afin de faciliter le mouvement des eaux de pluie. Et permettre aux populations de profiter pleinement des infrastructures réalisées. Le PRISE est ainsi appelé à contribution.  

Lire aussi | Burkina Faso/Région du Centre-Nord : Le PRISE réalise des forages au profit des déplacés internes de Kaya

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