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Mali : la MINUSMA confirme avoir accueilli 111 soldats maliens dans son camp

L’Armée malienne annonce, dans un communiqué daté du 10 octobre, que « la composante Forces armées maliennes (FAMA) et la plateforme de ce bataillon ont quitté aujourd’hui le camp 1 de Kidal, pour le camp de la MINUSMA ». Elle ne donne cependant pas de détails sur ce déplacement. Quelques heures plus tard, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) affirme avoir accepté d’accueillir dans son camp de Kidal, 111 éléments du Bataillon des Forces armées reconstituées (BATFAR).

Le BATFAR, composé des Forces armées maliennes, des combattants de la plateforme et de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), était basé dans le camp 1 de Kidal sous la protection de la MINUSMA.

 » Aujourd’hui, conformément à son plan de retrait tel que communiqué préalablement aux autorités maliennes, la MINUSMA a achevé le retrait de ses troupes des postes avancés de Kidal qui, entre autres, appuyaient le BATFAR, pour permettre le regroupement des casques bleus dans le camp de la Mission dans cette localité en vue de leur rapatriement imminent dans leur pays », indique l’organisme onusien.

Ph.d’illustration

« Dans ce contexte, et en consultation avec les différentes parties prenantes, et pour des raisons strictement humanitaires, la MINUSMA a accepté d’accueillir dans son camp de Kidal 111 éléments du BATFAR ».

Selon la MINUSMA, « ces postes avancés » avaient été mis en place pour renforcer le périmètre sécuritaire autour de Kidal, y compris sa base dans cette localité. Ils devaient apporter un appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du Processus d’Alger.

« Avec l’adoption, le 30 juin 2023, de la résolution 2690, suite à la demande des autorités maliennes pour le retrait de la MINUSMA, le mandat d’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation a immédiatement pris fin », rappelle la MINUSMA. Elle réaffirme son engagement à respecter le délai prévu pour son retrait du territoire malien.

Elle a d’ailleurs « entamé la seconde phase de son plan de retrait depuis le 1er septembre 2023. Au cours de ce mois d’octobre, la Mission entend procéder à la fermeture de quatre camps à Douentza, dans le Centre, à Aguelhok et Tessalit, dans le Nord, ainsi qu’à Ansongo, dans le Nord-Est », précise la Mission.

Difficultés

« La MINUSMA et le Secrétariat des Nations unies sont déterminés à tout mettre en œuvre pour réaliser le retrait dans les délais prévus, à savoir au plus tard le 31 décembre 2023, malgré des circonstances sécuritaires, logistiques et autres très difficiles, avec une priorité absolue accordée à la sécurité des personnels de la Mission », préconise un communiqué de la MINUSMA.

L’armée malienne, appuyée par des éléments de l’ex-Wagner, travaille à reprendre les camps laissés par la MINUSMA.

Cet exercice n’a pas été sans difficultés. Le Mali affirme être confronté aux groupes armés, signataires de l’Accord d’Alger. À Ber, dans la région de Tombouctou, par exemple, elle a pris, mi-août, le contrôle du camp, à la suite de combats.

Dans la matinée du 7 octobre, l’armée malienne a publié sur sa page Facebook, un bref message, annonçant avoir pris « le contrôle total » de la localité d’Anefis, située dans la région de Kidal.

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Deux jours plus tôt, les forces maliennes ont affirmé avoir été confrontées à « un rideau défensif des terroristes avec des tranchées à 10 km environs au Sud de Anéfis, localité située à 60 km de Kidal (nord) ». « Ce rideau défensif a été brisé au cours des opérations aéroterrestres avec la destruction de plusieurs pick-ups et un bilan humain très important côté terroriste », précise le chef d’État-major des Armées.

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