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Iran : Le Président Ebrahim Raïssi et le ministre des Affaires étrangères meurent dans un crash d’hélicoptère 

Le gouvernement iranien a confirmé, ce 20 mai, la mort du Président Ebrahim Raïssi lors d’un crash d’hélicoptère hier. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a également perdu la vie après que l’hélicoptère dans lequel lui et le Président voyageaient s’est écrasé dans la province de l’Azerbaïdjan oriental ce dimanche.

Le Président iranien n’a pas survécu à un accident d’hélicoptère dans le nord-ouest du pays ce 19 mai.

Après plus de douze heures de recherches, l’annonce de sa mort a été faite tôt ce lundi. Un responsable iranien affirme à l’agence de presse Reuters que l’hélicoptère du Président Ebrahim Raïssi « a complètement brûlé » dans l’accident.

@DR

Sur les réseaux sociaux, des images du site du crash témoignent de la violence de l’incident. L’appareil faisait partie d’un convoi de trois hélicoptères transportant la délégation présidentielle.

Deux d’entre eux ont atterri sans encombre à Tabriz, la grande ville du nord-ouest, mais pas celui dans lequel se trouvait Ebrahim Raïssi, 63 ans.

Selon l’agence de presse Irna, outre le Président, le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, le gouverneur de la province et le principal imam de la région figuraient parmi les passagers de l’appareil.

Le Président iranien avait inauguré quelques heures plus tôt, dans la province de l’Azerbaïdjan oriental (à la frontière entre les deux pays), un barrage, en compagnie de son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev.

Ph.d’illustration

Pour l’instant, les circonstances réelles de cet incident restent à déterminer. Il intervient dans un contexte de crise régionale.

Ebrahim Raïssi s’est présenté ces derniers mois comme un adversaire résolu d’Israël. Il a par ailleurs affirmé son soutien au mouvement islamiste palestinien Hamas contre l’État hébreu.

Le 13 avril dernier, Téhéran a lancé une attaque inédite contre Israël, avec plus de 300 drones et missiles, dont la plupart ont été interceptés avec l’aide des États-Unis et de plusieurs autres pays alliés.

Ebrahim Raïssi affirmait agir en réponse à une frappe israélienne menée contre son consulat à Damas, en Syrie.

Par ailleurs, le Président Raïssi figurait sur la liste noire américaine des responsables iraniens sanctionnés pour « complicité de graves violations des droits humains ». Accusations rejetées par les autorités iraniennes.

Raïssi dirigeait l’Iran depuis 2021, dans un contexte troublé à l’international et de contestation interne.

Hier, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé la population iranienne à « ne pas pas s’inquiéter ».

« Il n’y aura pas de perturbation pour le pays » , a-t-il rassuré quelques heures avant la confirmation de la mort du Président.

Raïssi devrait être remplacé par le Premier vice-président, Mohammad Mokhber, avant une élection présidentielle qui devra se tenir dans les 50 prochains jours.

L’article 131 de la Constitution de la République islamique d’Iran prévoit qu’ “en cas de décès, de destitution, de démission, d’absence ou de maladie d’une durée supérieure à deux mois du Président », c’est « le Premier vice-président qui assumera les pouvoirs du Président ».

Ce processus doit cependant avoir « l’approbation du Guide suprême », précise la Constitution.

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