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Burkina Faso/Rentrée scolaire 2023-2024 : la F-SYNTER hausse le ton face au gouvernement

Alors que la rentrée scolaire 2023-2024 débute dans un climat difficile, la Fédération nationale des syndicats de l’éducation (F-SYNTER) monte au créneau et interpelle le gouvernement sur plusieurs revendications. Notamment pour de meilleures conditions d’apprentissage et de travail en faveur des élèves et des enseignants. 

Le contexte de cette rentrée scolaire est marqué par la crise sécuritaire et ses lourdes conséquences sur le système éducatif burkinabè. Face à cette situation, la F-SYNTER tient à faire entendre sa voix et ses exigences auprès des autorités.

Le syndicat dénonce la politique éducative du gouvernement, jugée inadéquate et « anti-sociale ». Il pointe du doigt le sous-financement chronique de l’éducation, l’augmentation des frais de scolarité, le projet de port obligatoire du « faso dan fani » ou encore le manque d’anticipation dans l’organisation du baccalauréat 2023. 

« D’ailleurs, l’organisation des examens scolaires nationaux, session 2023, dans des conditions chaotiques jamais vues dans l’histoire de notre pays, l’incapacité à rouvrir un établissement emblématique comme celui du Lycée Philippe Zinda Kaboré, montrent clairement que la résolution correcte des graves problèmes est loin d’être acquise », affirme le Secrétaire général de la F-SYNTER, Souleymane Badiel. 

La F-SYNTER interpelle ainsi fermement le gouvernement pour qu’il alloue davantage de ressources au secteur éducatif. Pour qu’il cesse également les réformes inefficaces et garantisse l’accessibilité d’une éducation de qualité pour tous les enfants. 

Elle invite par ailleurs « les parents d’élèves soucieux d’un meilleur devenir de l’école et de leurs enfants, à mieux s’approprier les difficultés qui plombent le secteur et à s’organiser de façon indépendante et conséquente pour leur prise en charge ».

Elle appelle également les travailleurs de l’Éducation à renforcer leur unité, leur solidarité et leur mobilisation pour défendre leurs conditions de travail, « condition sine qua non d’un système éducatif de qualité ». 

 

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